Le Rhum Martiniquais : 350 ans d’histoire

Lorsqu’en 1638, Christophe Colomb apportait la canne à sucre dans ses cales, il venait d’écrire la première page d’histoire du rhum martiniquais.

En ces temps reculés, seul le sucre intéresse les colons. La Mélasse, résidu de sa fabrication, est alors utilisée comme engrais ou nourriture pour le bétail.

C’est alors que l’on découvre que, sous l’effet du soleil de Martinique, la mélasse fermentée possède certaines vertus et qu’après distillation on obtient un breuvage que l’on appellera TAFIA.

Il faudra cependant attendre l’arrivée du Père Labat, à la fin du XVIIème siècle pour que ce vin de canne « Vesou » devienne « Rhum ». C’est en améliorant un breuvage bienfaiteur contre le paludisme qu’il codifie le mode de distillation du Rhum Agricole de Plantation en utilisant la colonne de distillation en cuivre et les méthodes de distillation pratiquées sur le continent.

Adopté par les pirates, le rhum agricole est très vite convoité par les grandes puissances européennes. Napoléon décrète son droit à l’exportation en 1803 signant ainsi le début de sa mondialisation. Les galions traversent alors l’Atlantique à un rythme incessant pour introduire le rhum agricole sur le continent.

Passant outre la terrible éruption volcanique de la Montagne Pelée en 1902, triomphant devant la crise du phylloxéra qui frappe le vignoble français, il devient symbole de réconfort devant l’adversité durant les guerres.

Aujourd’hui, le Rhum Agricoles AOC Martinique est élaboré après pressage de la canne à sucre. Le vesou, jus très aromatique ainsi obtenu, est ensuite fermenté, distillé et réduit pour atteindre un degré de consommation de 40° à 62° pour les rhums agricoles blancs et 43° à 50° pour les rhums agricoles vieux.

Le rhum est aujourd’hui en train de conquérir le marché avec en particulier une prise de conscience qualitative qui fait évoluer le produit vers le haut.

Par décrets du 5 novembre 1996, parus au journal officiel du 8 novembre 1996, les Rhums Agricoles de la Martinique, en obtenant la première Appellation d’Origine Contrôlée jamais accordée à une région d’Outre-Mer, font leur entrée dans la famille des A.O.C. françaises.

Catégories : rhumerie

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